Belgian Family Capital Monitor 2026 : le capital familial belge en chiffres
Quel est le montant du patrimoine détenu par les familles belges par l’intermédiaire de holdings ? Comment ces structures sont-elles organisées ? Combien coûte leur gestion ? Et un family office propre permet-il d’obtenir un meilleur rendement ? Le nouveau Belgian Family Capital Monitor 2026 cartographie le capital familial belge à une échelle inédite. Voici quelques-uns des principaux enseignements.
Jusqu’à présent, les chiffres relatifs au patrimoine familial belge reposaient principalement sur des estimations. Le Belgian Family Capital Monitor adopte une autre approche : l’étude se base sur les comptes annuels déposés afin d’analyser l’ensemble du marché de manière cohérente.
Pour les familles disposant de plus de 100 millions d’euros, 293 holdings appartenant à 231 familles ont été analysés individuellement. À cela s’ajoutent 1 387 holdings disposant de 20 à 100 millions d’euros d’actifs financiers immobilisés.
Au moins 135 milliards d’euros de capital familial dans des holdings belges
L’une des principales conclusions du Monitor est immédiatement frappante : les familles belges détiennent au moins 135 milliards d’euros de capital via des structures de holding.
Il s’agit d’une limite inférieure, calculée sur la base des valeurs comptables figurant dans les comptes annuels. La valeur économique réelle peut donc être nettement plus élevée.
Sur ces 135 milliards d’euros, 87 milliards sont détenus par les 231 familles disposant de plus de 100 millions d’euros. 55,6 milliards supplémentaires se trouvent dans des holdings disposant de 20 à 100 millions d’euros, après correction pour éviter les doubles comptages.
Le holding familial type est remarquablement sobre
Le Monitor montre également que le holding familial belge type fonctionne avec une structure relativement légère. La médiane se compose de 92 % de fonds propres, tandis que 91 % du bilan est constitué de participations. Les liquidités ne représentent que 2 %.
Autre constat notable : le holding type ne compte aucun équivalent temps plein. Parmi les holdings pour lesquels une période complète de cinq ans a pu être analysée, près de la moitié n’a effectué aucune distribution au cours de cette période.
Tous les holdings familiaux ne sont pas comparables
Une distinction importante dans le Monitor concerne le type de holding. Trois catégories sont identifiées : les holdings historiques, les holdings mixtes et les holdings diversifiés.
Dans un holding historique, au moins 75 % du portefeuille est concentré dans une seule participation. Dans un holding mixte, cette part se situe entre 50 et 75 %. Dans un holding diversifié, la participation principale représente moins de la moitié du portefeuille.
Cette distinction est importante, car les coûts et la structure diffèrent considérablement selon la catégorie. Les holdings historiques affichent par exemple un coût de gestion visible médian de 29 points de base, contre 117 points de base pour les holdings mixtes et 92 points de base pour les holdings diversifiés.
À partir de 100 millions d’euros, la structure des coûts évolue
La taille du patrimoine joue également un rôle. À mesure que le capital familial augmente, les familles ont davantage de possibilités de professionnaliser leur gestion patrimoniale et d’internaliser certaines activités.
Cette évolution est notamment visible dans le recours à un Single Family Office (SFO). Parmi les 227 familles disposant de plus de 100 millions d’euros pour lesquelles les données étaient entièrement mesurables, 48 disposent d’un family office identifiable. Cela représente plus d’une famille sur cinq.
Le phénomène est particulièrement présent chez les familles dont le patrimoine est plus diversifié : 41 % des holdings diversifiés disposent d’un family office, contre 14 % des holdings historiques.
Un family office ne génère pas nécessairement un meilleur rendement
Un family office offre de nombreux avantages potentiels : davantage de contrôle, une plus grande professionnalisation, une meilleure coordination et la possibilité de gérer les investissements et la gouvernance de manière plus structurée.
Mais les chiffres du Monitor montrent qu’une structure plus étendue ne se traduit pas automatiquement par un rendement plus élevé. Aucune différence mesurable de rendement n’a été constatée entre les différentes catégories de holdings.
Cela ne signifie pas qu’un family office n’apporte pas de valeur. Le rendement n’est en effet qu’un des nombreux objectifs possibles. La préservation du patrimoine, la gouvernance, la diversification, la préparation de la génération suivante et la continuité à long terme peuvent être tout aussi importantes.
Des chiffres aux questions pertinentes
C’est précisément là que réside la valeur du Belgian Family Capital Monitor. L’objectif n’est pas de déterminer à quoi doit ressembler une structure patrimoniale « idéale », mais de fournir aux familles un point de référence.
Quel niveau de coûts de gestion est normal pour une structure de cette taille ? Quelle réserve de liquidités les familles comparables conservent-elles ? Quelle part du patrimoine est diversifiée ? Et comment la propre structure se compare-t-elle à celle de familles disposant d’un patrimoine similaire ?
Le Monitor traduit les données disponibles en dix conclusions clés et en un Family Capital Index, qui permet aux familles de comparer plusieurs indicateurs avec ceux de structures comparables.
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Le Belgian Family Capital Monitor 2026 est une publication d’openthebox, avec Moore Belgium comme partenaire de connaissance. Le travail de recherche et la responsabilité éditoriale finale relèvent d’openthebox. Moore a étroitement collaboré au développement du Monitor et a confronté les analyses et conclusions à son expérience et à sa connaissance du marché.