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What’s the CER Directive?
#Résilience #Advisory #Management Consulting

Comprendre la directive CER : à quoi les organisations doivent se préparer

29/04/2026 | Temps de lecture: 2 minutes
Quentin Delvigne
Quentin Delvigne
Resilience Manager
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Importance croissante de la résilience systémique

La directive reflète une prise de conscience croissante que les perturbations des services essentiels ne sont pas de simples incidents opérationnels isolés, mais des risques systémiques susceptibles d’avoir des conséquences économiques et sociétales.

Elle vise à garantir que les entités critiques soient en mesure de prévenir, de se protéger contre, de répondre à et de se remettre d’un large éventail de perturbations.

Champ d’application

La directive s’applique aux organisations actives dans des secteurs considérés comme essentiels au bon fonctionnement de la société et de l’économie, notamment l’énergie, le transport, l’eau, la santé et les infrastructures numériques.

En Belgique, la directive est mise en œuvre via un processus structuré, comprenant la transposition nationale, l’identification des entités critiques et la définition d’exigences spécifiques par secteur. Les organisations désignées comme entités critiques seront soumises à des obligations claires dans un calendrier de mise en conformité défini.

Principales obligations

Ces obligations comprennent :

  • la réalisation d’analyses de risques multialéas couvrant un large éventail de menaces potentielles
  • la mise en place de mesures de résilience, incluant la continuité des activités et la gestion de crise
  • l’instauration de mécanismes de notification des incidents et de coordination avec les autorités compétentes

Lien avec d’autres réglementations

La directive est étroitement liée à d’autres cadres réglementaires tels que la directive NIS2, DORA et la CSRD. Alors que NIS2 et DORA se concentrent sur des domaines spécifiques comme la cybersécurité et la résilience numérique, la CSRD impose aux organisations de communiquer sur la résilience de leur modèle économique face à un large éventail de risques non financiers.

La CER complète ces cadres en intégrant la résilience spécifique à certains domaines (comme la cybersécurité et les TIC) dans une approche plus globale, couvrant tous les types de risques et axée sur la continuité des services essentiels. Elle établit un lien entre l’identification des risques et la capacité à faire face aux perturbations.

Défis pratiques pour les organisations

L’un des principaux défis pour les organisations réside dans l’ampleur et la complexité des exigences. La CER ne se limite pas à la documentation ou aux processus de conformité. Elle exige une compréhension approfondie des opérations, des dépendances et des vulnérabilités, ainsi que la capacité de traduire cette compréhension en mesures concrètes.

Elle introduit également des attentes en matière de tests, de gouvernance et d’amélioration continue, dépassant une logique de conformité statique pour évoluer vers une résilience dynamique.

Au-delà de la conformité

Les organisations qui abordent la CER uniquement comme un exercice réglementaire risquent d’en sous-estimer la portée.

En pratique, elle implique une transformation structurée de la manière dont la résilience est comprise, organisée et intégrée au sein de l’organisation.